C'est sûr, on ne peut pas faire confiance à ses collègues de travail, même si ils sont par extension de soirées festives, des amis.... Parce que dans la confiance, y'a le truc qui dit qu'il y a
un respect mutuel, donc collègue-qui-s'en-dédit, il doit te respecter toi, ton espace vital, et tout ce qui fait qu'une personne est une personne, même si elle est un peu agaçante parfois,
avouons le...
Aujourd'hui, la barrière a été franchie, Marguerite et Tortue ont été kidnappées quelques minutes seulement, mais quelques minutes de trop, bien assez pour laisser des séquelles, et dans cette
affaire de prise d'otages, Falbala a dû être remise dans les mains devenues ennemies par cette prise de pouvoir impromptue.
Et le plus terrible de la négociation, c'est que monsieur le kidnappeur préférant les brunes, il a fallu teindre la jeune et jolie blondinette Falbala, au marqueur de tableau... C'est à en
pleurer....
Marguerite et Tortue ont été intégrées dans une cellule psychologique de soutien aux victimes, elles vont s'en remettre difficilement, Marguerite semble déjà atteinte du syndrome de
Stockholm, parce qu'elle parle des mains du bureau d'à côté qui l'ont manipulée...
Entre temps, Falbala a réussi à s'échapper, mais tente de suicider du haut de l'armoire toutes les cinq minutes, depuis qu'elle est devenue brune, la perspective de la vie l'effraie....
Au travail, plus rien ne sera jamais pareil....

HHH qui va arrêter de manger des Kinders surprises à son bureau, si on continue à vouloir lui piquer les surprises...
... je dis stop ! Laissez moi dormir en paix.... Ca fait maintenant deux semaines que vous peuplez mes nuits de sommeil, alors chers ex ou futurs ou futur-ex ou ex-futur, laissez moi dormir en
paix, pitié !.
J'ai le sommeil agité à en retourner les draps et le matelas, je rêve de vous sans l'avoir demandé. J'en ai parlé à mon inconscient, mais il ne me semble pas si fautif cette fois-ci... J'ai
vraiment l'impression que c'est vous les envahisseurs de rêves, oui vous les hommes. Je pense déjà à vous la journée, que venez vous faire dans mes nuits ?
Vous vous faufilez pendant que j'endors mon conscient pour un repos mérité, vous vous incrustez juste après le marchand de sable entre les fées et les licornes, comme si de rien n'était. Et
même que l'un d'entre vous, que je nommerais pas, a eu le culot de me dire que ce n'était pas si grave pendant que j'étais tranquillement en train de voler et de tester les
loopings...
Si si, c'est grave, si on ne peut plus voler en paix la nuit, où va t'on... Il va falloir mettre de l'ordre dans tout ça maintenant, alors rêver de vous d'accord, mais une fois par semaine,
ou même par mois, et chacun votre tour, vous n'avez qu'à faire une liste avec vos horaires de passage, et je le répète, pas tous à la fois non plus....
Faut pas abuser, laissez moi au moins les autres soirs pour discuter avec un centaure, jouer aux fléchettes avec Cupidon, plonger avec une sirène, jouer au freesbee avec l'ogre qui m'a
fournit des bottes de septs lieux, et explorer des "terra incognita" avec Peter Pan....
HHH qui a bien besoin d'un sommeil de plomb....
Là, tu te dis que ça t'arrive souvent les matinées contrariantes.... Rien d'apocalyptique, il est vrai, mais sincèrement contrariante...
Tu sors de chez toi pour exposer ta tête au mistral, et aller dans la zone d'habitude où tu te rend chaque jour, au travail. Sur la route, pendant que tu luttes pour fendre le vent de
panique, tu te dis que c'était bien mieux au chaud, bien mieux... mais respectons les habitudes, et continuons le trajet, parce qu'il faut...
Bien avant la bouche de métro, il fait beaucoup plus froid d'un coup, de l'air passe sur tes jambes... A la recherche de la provenance de l'air, tu t'arrêtes, et remarque que ton cher pantalon
s'est fendu allègrement à la couture, comme si tu n'avais pas besoin de vêtements, que les poils non épilés qui restent sur la jambe suffisaient à te garder au chaud comme les mamouths quand il y
en avait....
Il te reste deux choix : aller au travail telle une strip-teaseuse, avec la couture défaite sur la jambe, et si ça se trouve, on te donnera ton doctorat dans la minute ; ou alors, tu rebrousses
chemin... Raisonnablement, tu refais le chemin à l'envers, réaffronte le mistral en sens inverse, ce qui te donne l'avantage de ne plus être dans l'axe vent-trou-de-pantalon.
Après changement qui a pris du temps (et oui il faut réaccorder les couleurs, travailler le côté féminin..), tu reprends la route, en pestant un peu, en râlant plus ou moins, en imaginant
développer la téléportation à la star trek (mais bon ce serait peut être des coups à arriver en morceaux le temps qu'elle soit au point), en pensant que c'est normal que ta thèse prennent du
temps, si à chaque fois tu dois faire demi-tour ....
HHH qui passe beaucoup de temps à rebrousser chemin...
Comment t'erre ?