Publicité

Lundi 28 avril 2008
Même en haut d'un arbre, on n'est pas toujours tranquille. Tu te poses là. C'est ton endroit pour faire le plein. Celui qui te rend en phase avec les décisions à prendre. T'as besoin d'être un peu seule en plus, il y en a des choses à penser, à réfléchir, à activer. Et tout part de l'arbre, avant d'en descendre.
Il n'y a pas deux minutes que tu t'es posée, calée entre trois branches parfaites qu'ont dirait un fauteuil trône de reine dont louis XIV aurait été jaloux, qu'il arrive lui le perturbateur.
"Je peux monter"
"Euh aujourd'hui là non, y'en a trois autres arbres, je te conseille celui là, là bas, tu auras plus de place"
Je ne lui dis pas de suite que c'est mon jour d'asociabilité, m'enfin...
Il a insisté... J'ai craqué.
Je n'ai jamais fait un aussi long discours sur la sollicitation exagérée des femmes dans cette 'tain de société et de ville, sur fond de j'en ai marre de ne pas pouvoir m'asseoir cinq minutes à l'extérieur. Et j'ai continué sur le fait que non je ne suis pas tout le temps sympa, que ce n'est pas parce que je ressemble à une assistante sociable, qu'il faut noyer mon oreille compatissante. Et non je ne veux pas non plus de ta bière ou ton shit que tu me proposes, pour que je me calme... J'avais juste envie de prendre l'air tu sais, d'apprendre une chanson en haut d'un arbre, de prendre le temps de penser en hauteur. Et tu vas tout de suite enlever ta main de cette branche avant que je marche dessus. Et non je ne suis pas sympa, je suis contente que tu le dises, on ne me le dit pas assez souvent, je comptais bien apprendre à être méchante un peu ça changerait... Et je ne suis pas ta soeur non plus. Si c'était le cas, tu rentrerais chez toi par la peau des fesses.
Et non j'ai pas mes règles d'abord, faut pas croire.

Hemylie et pas une autre.


Par HHH - Publié dans : history of.... - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 24 avril 2008
Les croyances de petite fille sont parfois tenaces. Elles restent ancrées dans l'âge adulte comme pour prouver qu'on est tous atteints du syndrome de Peter Pan.
Et rien à faire, quand on y croit, on y croit, impossible de se raisonner à coup de "t'es trop vieille pour ces conneries", même si mille fois répété. Malgré toutes les déceptions que la croyance a pu parfois t'apporter, tu ne peux pas t'empêcher de sourire. Sourire encore devant l'évènement. Sourire encore et y croire à nouveau comme à 6, 8 ou 12 ans.
A un moment de cette vie, tu l'as dit à tout le monde, un peu comme pour exorciser, pour entendre d'autres bouches "t'es trop vieille pour ces conneries", ou encore pour entendre un rire un peu moqueur. Mais non, tu as plutôt remarqué le phénomène inverse, la croyance de petite fille, c'est définitivement contagieux. Maintenant, non seulement d'autres adultes y croient sans-y-croire-parce-qu'on-est-adulte-bordel, et en plus, pensent à toi à chaque fois que l'évènement se produit.
Les croyances de petite fille, c'est tenace mais aussi contagieux. Et toute cette vie, à chaque fois que tu verras à l'horloge 10h10, 12h12, 13h13 etc... tu te diras que ça va te porter bonheur. Et on ne parle même pas de 11h11 et 22h22 qui sont des condensés de jackpot de porte-bonheur où le gri-gri vaudou s'est associé au fer à cheval monté par le marin à pompom, marin qui croise les doigts en plantant des trèfles à quatre feuilles dans un jardin foulé par des pattes de lapin !
La superstition infantile, c'est quand même plus rigolo que les maladies du même nom...

HHH qui a commencé à écrire cette note à 14h14...

Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 10 avril 2008
Tout le monde sait ce que c'est le syndrome cocotte-minute... Même si on ne l'a jamais eu, il suffit d'en avoir croisé une qui nous a explosée à la figure pour comprendre.
C'est comme la centrifugeuse qui un jour a traversé le mur du laboratoire... C'est qu'il faut que ça s'équilibre aussi une centrifugeuse, sinon ça vole d'après le trou du mur et la tête frôlée du chercheur qui a eu très peur...
Une cocotte minute, si t'es pas fou, quand ça commence à faire des bruits, tu sais qu'il faut soit l'ouvrir et te prendre la vapeur si t'es courageux, soit t'enfuir loin, très loin.
Aujourd'hui, il est sûr que je suis atteinte du syndrome cocotte-minute, et je me demande bien qui ne va pas avoir eu le temps de s'enfuir, parce que y'en a de la vapeur qui va s'échapper...

HHH attend la goutte d'eau qui va faire déborder la cocotte-minute.

Mise à jour :
Conversation du soir même
"rahhhhh je suis énervée, marre, 'tain, thèse, con, graphique, débile, erreur, nulle, vie, chiotte"
"...vas y tape !"
"m'enfin..."
Si ça c'est pas du sens de sacrifice, ça m'a désamorcé la cocotte (l'expression que je n'écrirais qu'une fois par peur de la recherche google associée, et/ou de l'interprétation parentale, ah oui parce que les parents y lisent, va falloir que je m'en souvienne de temps en temps... hum hum)


Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 8 avril 2008
C'est toujours à cette période là de l'année que ça arrive, toujours sans prévenir mais toujours en avril... Comme quoi, il y a des choses régulières qui permettent d'avoir des repères. Chaque année j'oublie et chaque année, je fais la tête de surprise qui ne pensait pas que ça pouvait encore lui arriver, qu'après tant d'années d'expérience, elle trouve encore le moyen de se faire avoir !
Le pire, c'est que ça fait mal... Bon généralement ce n'est pas très long, et puis c'est rattrapable. Faut juste prendre un peu le temps par la suite d'homogénéiser tout ça. Et ça fait toujours râler les gens du Nord, alors ça compense les petites souffrances.
N'empêche que j'aurais pu éviter de choisir un tee-shirt de cette forme, et j'aurais pu mettre des chaussettes. Non, ça ne fait pas classe d'attraper un coup de soleil, dans le genre t'as la marque des cammionneurs sur le bras sans être tout à fait symétrique, sans parler du col. Et surtout un coup de soleil sur les pieds c'est pas agréable dans les chaussettes moi je vous le dis.

HHH doit commencer à penser à la crème solaire, c'est bientôt fini le teint cachet d'aspirine.
Par HHH - Publié dans : history of.... - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 2 avril 2008
Une petite voix déraillante s'élève...
"Mais vous m'avez doublée Madame"
Une voix d'étonnement s'indigne...
"Meuh nan...."
Une voix d'excuse prend la relève, après avoir baissé les yeux...
"Ah si pardon, je ne vous avais pas vu..."
Le petite voix déraillante se fait plus sonore, et une canne se lève...
"Pas vu ? bien sûr jeune impertinente ! C'est toujours ce qu'on dit"
Soupir et sourire
"..."

Il était caché derrière sa canne le fourbe... Haut comme deux pommes et demi, courbée par le trop d'années bisextiles et maigre comme un clou planté en biais, je ne l'avais vraiment pas vu.
M'en fous, j'ai l'impertinence de la jeunesse de mon côté maintenant, ça va tailler dans les rangs !

HHH double tout le monde.
Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 27 mars 2008
... pour des moments de présence pour d'autres.
Je ne vais pas vous laisser sans rien par conscience bloguesque, même si il n'y a rien à lire, il y a des images à voir. Juste des images.

Copie-de-DSCN2856.JPG Copie-de-DSCN2867.JPG
DSCN2884.JPG
DSCN2909.JPG
DSCN2927.JPG
DSCN2878.JPG HHH met le nez dehors, c'est le printemps...
Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 22 mars 2008
J'y suis allée parce qu'il faut, alors j'y suis allée.
J'attends devant l'accueil. Au son du "Entrez mademoiselle", je me lève en sursaut... Quand on me laisse cinq minutes sur une chaise sans rien, mon esprit part vagabonder je ne sais où... "Entrez mademoiselle" le fait revenir tellement brusquemment, que je me lève comme si je m'étais assise sur un cousin de Belle-mère... C'est vrai que ça lui fait toujours plaisir à mon esprit le "mademoiselle" qui n'est pas madame.
Elle parle, elle parle vite, je hoche la tête. "... anonyme... gratuit... entretien avec medecin... au fait vous êtes déjà venue ?... résultats au bout d'une semaine... prenez ce numéro... patientez là..." Vite, trop vite... J'aurais dû lui dire que le matin, j'ai du mal à distinguer tous les mots sans les espaces... Bah, je hoche la tête encore et encore et quand elle me regardera bizarremment, ça veut dire que j'aurais dû répondre non.
J'attends à nouveau. Je me prépare au deuxième "Entrez mademoiselle", parce qu'on ne me fait pas le coup deux fois. Et au son du "Entrez madame", je sursaute de frustation... Là, elle m'a prise par surprise la garce, madame qu'elle a dit, ouais, madame. Je l'écoute, elle parle, elle parle vite... Eh oh y'a pas quelqu'un qui les a accélérés qu'ils en ont des bouches qui vont vite très vite, parce que là je me demande si on est sur le même terrain temporel... Y'a pas d'espaces entres leurs mots... Je me concentre, je réponds et ne mens même pas aux questions les plus intimes "Combien de partenaires cette année ? préservatifs ? maladie dans la famille ? vaccinée hépatite B ? Hepatite C vous l'avez ? Pipi dans le pot ?" Merde, elle a été tellement vite que j'ai dit oui au pipi dans le pot, mais je déteste ça moi, et puis j'ai pas envie, et puis vous avez dit madame et une dame ça doit encore faire pipi dans le pot ? nul.... Allez, donnez le moi votre pot....
J'attends encore. Défilé qui sort des toilettes. Au son de la chasse d'eau, je surveille... "C'est à vous" dit-elle de manière un peu gênée son pot à la main. "Merci" répondis-je tout à fait à l'aise à l'idée de remplir un pot.
Et j'attends avec le pot, le pot rempli. Je regarde les murs, me préparent à tous les cas de figures, que cela soit madame ou mademoiselle, j'assure... Et au son du "Numéro 2112 c'est vous?", je sursaute de désespoir. Un numéro maintenant, je ne suis qu'un numéro. Je n'étais pas prête à ça. Elle parle, elle parle vite, je m'assois, le temps que je relève ma manche, elle a déjà piqué et pompé le sang, décidemment, je suis temporellement décalée. Un peu plus, elle me piquait à travers la manche. J'ai dit aïe dix minutes plus tard par principe de cause et conséquence, tu me piques je dis aïe. Fichtre, heureusement que j'ai eu le temps de poser le pot, ç'aurait pu finir en accident d'éclaboussures dramatiques tout ça.
Ils attendent. La bande de jeunes des quartiers, 15 ans de moyenne d'âge, me voient sortir, m'épient, ont l'air de s'étonner. Oui, je viens faire un test de dépistage anonyme et gratuit, et vous ? Au son du "Bonne journée mademoiselle", je sursaute de contentement. Ah les p'tits jeunes.

HHH piquée du bras et trouée des chaussettes, me demandez pas le rapport.

Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 19 mars 2008
Je ne mange jamais la même chose au petit déjeuner, d'un mois sur l'autre, d'un jour sur l'autre, de mon lit à la cuisine, je change d'avis. On appelle ça la variabilité spatio-temporelle matinale. D'aucun qu'a besoin de me dire que c'est une preuve d'instabilité, je le sais déjà.... 
Mon instabilité matinale est souvent doublée d'ailleurs d'une envie de râler, cela va de paire avec tout ce qui fait mon charme. C'est bien connu que le réveil cheveux en l'air, l'air d'avoir envie de mordre et cernes en couleur, va très bien avec mon teint... D'aucun qu'a besoin de me contredire, je sais très bien que j'exagère.
Comme certains fument au réveil, se précipitent sur le café, vont aux toilettes en premier, moi j'ouvre les yeux et je pense à ce qui me ferait vraiment plaisir : thé, chocolat, tartines, jus d'orange, bacon, oeufs, pain, café, charlotte aux fraises, fromage, céréales, pain au chocolat, cornichon.... D'aucun qui me dit que j'exagère, parce que ça m'est arrivé de manger des cornichons au réveil, si si...
Je vous laisse imaginer la tête que je peux faire quand ce qu'il y a dans mon frigo ne correspond pas pour un sou à la première image d'envie qui m'est venue à l'esprit. C'est comme ça que je le dis haut et fort, aujourd'hui je suis frustrée parce qu'il n'y avait pas de poulet au petit déjeuner.... D'aucun qui me dit que lui il en avait dans le frigo, parce qu'il se pourrait très bien que je vienne prendre mon petit déjeuner chez vous la prochaine fois... Faites gaffe.

HHH a des habitudes non-habituelles au niveau alimentaire.
Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mardi 18 mars 2008
C'est comme tout le reste, il y a une question de taille, sur laquelle je ne m'étalerais pas, vu que c'est juste une question de proportionnalité avec le volume du contenu.
Il y a aussi une question de lieu de stockage, et là c'est résolument beaucoup plus variable... Il paraîtrait même qu'il y en a qui sont capables, de garder des pots de nutella pendant des semaines. Ca, ça m'effraie.
Tiens par exemple, chez l'ami allergique au chocolat (oui je sais c'est malheureux), il serait content le pot, pourrait profiter de la vie sur l'étagère. Là tranquille, observer ses ennemis les humains, sans pour une fois en être la proie, sans voir arriver les yeux avides des prédateurs sans scrupules, sans sentir la fraîcheur du métal de forme concave appellée petite cuillère... voir même grande cuillère, selon l'importance de l'envie... 
Je dis ça aujourd'hui, parce qu'on m'a fait remarqué que j'avais mangé tout le nutella en exactement 48 heures... Et oui, le pire c'est que je ne m'excuserais même pas. L'avait qu'à pas me faire les yeux doux...

HHH qui compense comme elle peut.
Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Lundi 17 mars 2008
J'aurais eu bien envie d'écrire un billet léger, sarcastique, caustique ou autres "iques" qui n'imposent pas du sérieux... Oui mais voilà, aujourd'hui c'est impossible....
J'aurais bien eu envie de pester sur la mairie, sur ce fichu Gaudin qui s'y accroche comme les crochets de la tique sur la peau d'un chien.... Oui mais voilà, aujourd'hui, je n'y arriverais pas...
J'aurais bien eu envie de parler de ce fichu match, où ils mènent 2-0 à la première mi-temps pour finir en 3-3 in extremis, parce qu'ils aiment sûrement nous faire bondir le coeur par rebondissements incessants... Oui mais voilà, aujourd'hui, ça n'a pas vraiment d'importance...
J'ai juste envie de penser à toi le temps qu'il faudra, en espérant fortement que la transmission télépathique existe, et que tu entend ce que le vent du Sud te souffle... Parce que tu me traitais de moineau quand je m'approchais de tes cerises, parce que tu m'as montré comment faire des bonnes frites, parce que tu m'as appris à cueillir les asperges, je me permets de te dire que ce n'est pas drôle le coup que tu es en train de nous faire... Un cancer bordel... Pas drôle du tout...

HHH chouine comme une gosse.
Par HHH - Publié dans : HHH toi un peu ! - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

il faut le dire...

J'ai failli appuyer direct sur le bouton rouge à la manière de "je dis rien mais je me casse..." mais je n'ai pas pu... Je voulais vous dire bye, et si vous passez par marseille, je fais les visites...

Qui ?

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus