Ca fait 6 mois que je refuse.... Ca c'est de la nonne-attitude... Allez j'explique...
C'est pas les occasions qui ont manqué, mais une simple fuite, une gigantesque peur, qui me prend aux tripes... En bref, dès que le danger du "je m'intéresse à toi, viens dans mes bras" se fait sentir dans le regard de l'autre, je me rapatrie illico dans un endroit sécurisé, avec une absence totale de tout sentiment...
Ouf... On peut dire que je devrais me sentir en sécurité dans les bras de quelqu'un, mais pas du tout du tout, mais alors du tout.... C'est comme un envahissement d'espace vital... Mais le pire, et là on peut dire que je suis pleine de contradictions, c'est ce que ça me manque d'aimer... J'en ai envie mais j'en ai trop peur...
Ce que je ne veux pas, c'est tous les gna gna gna gna qui finissent par briser, casser... Ouh là là que non, je suis épuisée d'avance... Voilà, je pense dès le départ au après, et ça me bloque, peur des autres ou peur de moi même ? Et je le dis, c'est hors de questions, de retomber dans "l'apitoiement sur son sort" de fin de relation... Ca finit par devenir pathétique... De toute façon je trouve tout pathétique, et je me dis que c'est pathétique de trouver ça pathétique... Je suis sûre que vous ne me suivez plus là....
Si tous ça, ça reste depuis 6 mois, qui me dit que ça va repartir... Ouais, les amis m'ont dit, "t'inquiète, quand vraiment quelqu'un te plaira ça te passera..", "n'ai pas peur, l'important c'est de vivre, de se sentir vivant, aimer, être aimer, ça finit et ça repart..." Ben oui je suis d'accord sur le principe, mais je vous jure que c'est plus fort que moi... La gente masculine ne peux plus m'approcher (sauf les amis déjà sélectionnés comme amis, et donc sans danger de plus), mes pieds bougent tous seuls à 180° au moindre parfum de virilité...
Et voilà, une démonstration en prose qui m'amène à dire que je vais finir nonne... si jamais vous voyer une bible, envoyez, je vais peut être commencer à l'apprendre...
Pour la suite, il est vrai que nous approchons de la saint valentin, et si je ne change pas d'état d'esprit, je vais la passer seule, ça ne m'est pas arrivé depuis mes 14 ans (si si juré craché..). Du coup, c'etait devenu un petit défi personnel de la passer seule au début, et puis là je me dit que je joue à un jeu dangeureux, du genre tu ne reviendras plus en arrière...
Et pour finir, voici un petit couplet de chansons qui reprend l'air d'une chanson de massilia sound system sur l'album 3968 CR 13 (6ème piste) réécrit par deux filles en crise cet été (euh pour ceux qui n'aurait pas vraiment suivi, j'habite marseille, même si je n'en suis pas originaire, je m'y sens tellement chez moi que j'apprends des chansons en occitans, écoutent les groupes du coin et supporte l'OM... ben oui ça arrive...) :
Oh si jamais je ne prends plus personne,
oh grand danger de finir comme une nonne,
Faudra croire en jésus qui est aussi un homme,
Faudra croire en jésus mais moi les hommes j'y crois plus.
C'est la seule chose qui me fait dire que nonne c'est peut être pas possible non plus, peux pas croire en jésus, alors que vais je devenir ? ermite dans les cevennes, marin en solitaire, blogeuse incarcérée...
Comment t'erre ?