Journée d'une thésarde post-3ème année : (et si chacun écrivait sa journée typique ?... enfin moi j'dis ça parce que ça me détend les listes à la con...)
1- Arrivée le matin, plus on sait que les journées sont dures, moins on a envie de se lever tôt.... L'heure d'arrivée est donc fluctuante... Je m'abstiendrais d'en donner une pour ne pas avoir une mauvaise influence sur de jeunes thésards, pour ne pas faire mauvaise impression à ceux qui se lêvent très tôt, pour ne pas faire peur à ceux qui se levent très tard....
2- Allumer Mister
ORDI (
Objet
Récurrent
Definitif d'
Insatisfaction), mon plus cher ami contrariant depuis quelques temps. Attendre, attendre... Ayant un lien très spécial entre nous, il est aussi épuisée, et ça rame... (note à moi-même : faire un peu de ménage dans la tête et dans les puces)
3- Trouver le clavier et la souris enfouis sous une montagne de notes, de graphiques et autres trucs dont je préfère taire la nature... (ça peut prendre du temps)
4- Lancer les mails, MSN (si je te dis que ça fait parti du boulot, tu me crois ?)
5- Répondre aux mails...
6- AHHHH l'heure du café... pause, ouf j'ai cru que j'allais devoir me mettre à travailler !
7- L'heure fatidique, là c'est le moment, allez on se lance, la thèse... Euh où j'en étais déjà ... Bon bon bon reprise des notes... Rangement de feuilles, reprise des publications laisser en vrac, recherche biblio... Tout ça équivaut à un travail de tri, ça fait pas avancer, mais on se sent mieux après, si si si, c'est efficace...
8- AHHH mais c'est déjà l'heure de manger... pause
9- Alors là on arrive à un tournant, deux choix :
-a- Je pars donner un cours et j'endosse mon rôle d'ATER
-b- Réellement, je commence à m'interroger sur la thématique de thèse...
10- Si 9-a- est réalisé, alors reprise du 3 jusqu'au 7 ;
si c'est 9-b-, alors là miracle abolu, ça y est j'y suis je m'y colle, je fais des graphs, je rédige une ligne, je lance le correcteur orthographique, je rédige une ligne, je corrige la première, je rédige une ligne, j'efface tout, je rédigne une ligne.... ouh petit à petit.. Bon il arrive aussi, qu'un phénomène inexplicable se produise : l'angoisse de la page blanche... Là mes yeux basculent dans le flous et s'équarquillent, mes neurones sont inscrits aux abonnés absents, c'est le drame du "thésard fin de thèse"...
11 - Allons bloguer un peu, un petit article, visite chez les autres et je me remplis d'autres vies.
12- une pensée me vient pour la mienne de vie... Mais qu'est ce que je vais faire après la thèse ? Je continue, je stoppe, où, quand, comment, quel domaine, entreprise, public, post-doc, deuxième ATER, enseignement ou pas, concours, quoi, pourquoi, de quoi j'ai envie, et comment ils ont survécu les autres, étranger, France....... AHHHHHHHHHH bordel, je déprime, je détale comme un lapin angoissé, je pars en courant au bus, et je vais me vider la tête (d'où les heures fluctuantes d'arrivée le matin, la boucle est bouclée)...
HHH en plein travail
PS : En écrivant tout ça je me dis, que je vais peut être faire une 5ème année histoire de bien optimiser la journée typique...
Comment t'erre ?