Aujourd'hui le blog sera vide autant que ma tête est pleine.... C'est pas faute d'avoir des histoires à raconter, il s'est passé des riens et des beaucoup... Mais pour une fois je n'ai pas envie d'en parler LA ! Ici, entre trois colonnes, entre lignes et date du jour, entres les photos, les coups de gueule, les joies, les interrogations.....
Non réellement, vous pensez quoi des blogs ? Quels besoins a-t-on d'aller voir la vie des autres ? Je ne connais aucune des personnes que je lis, et pourtant ils me font parfois rire, parfois pleurer, parfois réfléchir. Ils peuvent m'énerver, ils peuvent me calmer, comme des amis en uni-sens, je prend ce qu'ils donnent mais je ne leur envoie rien...
Oui, bon, désolé, je me sens un peu seule aujourd'hui, en réponse au trop de cette semaine, beaucoup trop, mais ça va passer, ça va passer, ça va passer, ça va passer.....
HHH vous souhaitant un bon week-end et s'en allant chanter dans les bars-concerts-concepts...
POurquoi ? pour
ça-clic...



A chaque jour suffit son 20h45
HHH en kit
Un soir où tu rentre du sport...
(parce qu'il faut en faire du sport, "c'est bon pour ce qu'on a", phrase préférée d'un ami, qui me fait à chaque fois me demander "mais qu'est-ce que j'ai ?", parce que je ne suis pas la moitié d'une parano !)
Un soir où tu rentre du sport, tu montes dans la voiture et discute avec l'amie présente.
(une discussion résumé en ça : blabla-avenir-blabla-choix-blabla-agir-blabla-amour-blabla-qui rime pas toujours avec toujours mais parfois avec encore d'accord)
Un soir où tu rentre du sport, tu montes dans la voiture et discute avec l'amie présente, quand soudain sur le bas-côté de la voie rapide des quartiers nord-marseillais, marche un jeune...
(wahh un jeune, vous avez peur hein...)
Tu t'arrête, il est là seule sur une voie rapide, une petite voie te dit danger... pour lui ! Allez monte, on t'emmène, reste pas là. La conductrice s'est arrêtée sans warning.... Et parle au téléphone...
(là on dit tous bouhouh c'est pas bien.... et je dis oui oui je sais... c'était juste pour faire peur au petit jeune qui a accepté de monter...)
La conductrice s'est arrêtée sans warning.... Et parle au téléphone, donc se trompe de chemin. Là, tu te sens gênée pour lui... Il se sent gêné pour toi... Il te dit c'est pas grave, laissez moi là quand même... Tu lui dis, ben non on peut pas te faire ça, on propose de t'emmener et au final on te dépose à l'autre bout..... Allez on te ramène pour de vrai sans se tromper, promis juré craché.
(crache crache pffiout virtuel, parce qu'on crache pas dans la voiture)
Il s'excuse tout plein de fois, tu t'excuses tout plein de fois. Et il dit "non mais vraiment déposez moi là, ça ira"
(on pourrait presque croire qu'il a peur de nous...)
Et il dit "non mais vraiment déposez moi là, ça ira", ou alors "klaxonnez le scooter là"... Tu t'interroge, comprends pas... quoi le scooter ? Cette interrogation se fait simultanément au klaxon, parce qu'il n'y a pas besoin de réfléchir pour klaxonner...
(ça c'est démontré-prouvé, il y a un stage de klaxon avant de pouvoir prétendre à la nationalité marseillaise...)
La voiture s'arrête, le scooter s'arrête... Deux jeunes sur le scooter nous regardent à l'avant... On entend résonner dans leurs têtes "mais qu'est qu'elles veulent les meufs ?"...
(Là ça va être le dialogue)
La conductrice avec aplomb "Je crois qu'on a quelqu'un pour vous là"...
Le jeune-auto-stoppeur-sans-l'avoir-demander sort de la voiture...
Les deux jeunes nous parlent à nous : "mais vous l'avez trouvé où ?"
"ben il était tout seule sur la voie rapide alors."...
"mais t'y es fou où quoi ? sur la voie rapide ?"
"ben la voie rapide c'est un raccourci"...
"t'es con ! allez monte"
"ben à trois sur le scooter sans casque, vous êtes sur ?"
(ça fait rire de la part de deux personnes qui s'arrête sur la voie rapide sans warning, et au téléphone, et accessoirement une clope....)
Et voilà, l'image reste gravée à l'intérieur... Un scooter, trois personnes bien serrées, souriantes, deux "au revoir" de la main gauche, un autre de la droite.... Ils recherchent l'équilibre...
Des sourires, pour des fous-rires.... Un taxi-brousse en pleine ville... Une aide qui rend heureux...
(La vie à marseille quoi !)
HHH marseillaise adoptée un peu, convaincue souvent, heureuse d'être là la plupart du temps...
allez voir là,
blog betapolitique : le vote noirParce qu'il y a des choses qui me font rire-sourire-peur-envie-douter-éclater, je les partage sans rien dire d'autres, à vous de voir....
Tu sors de chez toi en vrac, impossible de rattraper ces années-lumières de sommeil perdu dans cette vie citadine... Il fait jour, il fait froid, la ville se fait sonore et le vent te berce. Tes pensées sont loins. Comme un mot mis entre parenthèses, tes pensées te soutiennent mais sont à part.... Tu files vite entre eux tous sans t'en rendre compte, déjà tu y es... La bouche de métro t'avale et te recrache un peu plus loin, sans que tu ais perdu le fil de tes pensées... Aucun contact.... Tu ingurgites tous ces sons sans qu'aucun ne sorte de toi...
Tu attends encore, il arrive, quatre roues, un chauffeur et de multiples passagers... Bousculade sonore, tempêtueuse, est-ce le vent ? Ils veulent monter, et toi, tu veux juste garder le fil de tes pensées.. Et oui, tu le sens ce matin, tu approches de quelque chose d'important, tu effleures de tes synapses des voiles qui veulent être levés...
Tu suis sans les voir les foules éparses, elles montent, tu monte, elles s'assoient, tu ne t'assoies pas, tu cogites, elles descendent, tu descend, ce n'était pas ton arrêt... Tu finis à pied, tes pensées te suivent, tu as bien résisté, garder ton fil d'Arianne, ton inconscient est prêt à te révéler ce que tu cherches...
Tu montes, ouvres ton bureau, les synapses en action, tu t'assois et le voile se lève, là tu sais maintenant, après un trajet, un métro, un bus, des foules, une promenade..... le voile se lève, tu as deux problèmes à mener de front : un problème de virtualité et un problème d'orthographe !
Episode 2 prochainenement : de la révélation à l'action
Mes amis, y'a pas de doutes, je les adore, ce sont des mines de rire, mine de rien...
De quoi qu'on parle ? de ça qu'il a dit :
"ben si j'étais unicellulaire, moi c'est ce que je ferais". Voilà, un scientifique qui s'identifie à son objet d'étude, il vit le truc à fond, va jusqu'à la mise en situation... Si j'étais unicellulaire, je penserais à arrêter de penser, histoire de se reposer un peu...
De quoi qu'on parle encore ? de ça qu'il a dit en plus:
"ah non, c'est les deux filles qui ont payé le café, ça contrarie mon éducation de machos, et en même temps ça me conforte dans mon époque où les femmes sont libérées c'est normal, et en même temps ça contrarie mon éducation de partage aussi.... Ahhh marre que mon moi mon surmoi et mon ça soient en désaccord..." Ca a été son plus grand monologue du jour, net et sans coupure.... Je vous le dis que les hommes perdent pieds en ce moment, je vous le dis....
(Le sus-pas-nommé précédemment a aussi des circonstances atténuantes, il soutient devant un jury de thèse de haute-voltige dans un mois... )
HHH en sous-marin chez les scientifiques
Comment t'erre ?