Il suffisait vraiment d'un rien... un petit rien qui arrive comme ça...
Un imprévu qui fatigue, tu en restes tout étonné, la bouche ouverte pour mieux respirer... Ca t'as coupé le souffle, remué la tête, pris tes sinus en otage.
Tu a beau t'insurger contre ce coup du sort, devant l'impossibilité de ce contre-sens, rien n'y fait... Tu gardes la bouche ouverte en ventilation permanente. Tu as l'air d'un poisson en eau
anoxique, d'une bactérie anaérobie sans le vouloir...
Tu cherches la cause et subi la conséquence...
Un petit rien dans la perturbation du cours du temps qui passe en toi...
Il ne manquait plus que ce petit rien, pour qu'on te le dise... Alors, au milieu de ton reniflement, de ton mouchoir, de tes eternuements et de tes yeux brillants, on te l'a dit... "'tain, t'as
réussi à choper un rhume à Marseille, c'est beau pour une fille du Nord, t'es une vraie marseillaise maintenant !"
Il suffisait vraiment d'un rien pour s'intégrer totalement...
HHH qui ne s'est toujours pas résolue à allumer le chauffage..
Comment t'erre ?