Mardi 13 mai 2008
Ah, je n'aime pas me lever en mode fille, ah non vraiment je n'aime pas, ça donne à peu près ça :
"Ca fait quatre fois que je me change... Vraiment. Et là, je suis juste en train de me dire que je ne vais pas y aller avec ces chaussures mais que les autres, elles sont marrons, ça va moins bien avec le pantalon. Il faudrait peut être que je mette une jupe. Oui mais bon, c'est pas le grand soleil là tout de suite, oui mais si ça change.... La jupe c'est mieux. Quoi que ça ferait peut être trop sexy. Tiens je vais attacher les cheveux. Oui mais ça fait trop stricte quand même. Quoi que même attaché, j'ai toujours pleins de cheveux qui dépassent. Mais de quelle couleur le pic à cheveux, blanc ? Ca va pas avec les chaussures qui ne vont de toute façon pas avec le pantalon.... Allez je mets l'autre pantalon, c'est mieux pour les chaussures tout ça... Par contre le haut, il tombe mal sur les hanches avec ce pantalon, ça boudine tout ça... On change le haut hein ?"
Voilà, ça fait trois heures que j'y suis, il ne reste plus que deux heures avant l'entretien, d'ici là, j'aurais peut être mis le costume de spiderman.... Heureusement que je ne rencontre pas la reine d'Angleterre...

HHH et si je mettais du bleu tiens, ça me va bien le bleu non ? *profond soupir de féminité exacerbée*
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Dimanche 4 mai 2008
C'est toujours au même endroit que ça se passe. Je trouve ça dingue ce genre de coïncidences. Juste après cette montée, avant ou après le virage selon l'humeur, ça saute. Malgré tous les soins que je lui prodigue, rien à y faire, ça saute.
Ma chaîne de vélo est capricieuse. Elle est programmée pour dérailler et se coincer là. Ah oui, parce que ça ne suffit pas qu'elle déraille, elle se coince aussi. Pourtant, c'est un endroit où il faut bien que je change de vitesse si je ne tiens pas à mourir jeune, juste le style de montée à crise cardiaque automatique si tu n'as pas un vélo 15 vitesses, trois plateaux, oui tout ça au minimum.
Au bout de la quatrième fois je fais gaffe, je change tout doucement, évite de faire la brute avec les vitesses, les passe une par une en montant, mais non, rien à y faire, elle a sautée.... Et elle s'est coincée et ça me rend dingue.
J'ai fini par penser qu'il y avait un truc avec cet endroit de la ville, un genre de triangle des bermudes qui au lieu de perturber magnétiquement les avions, bateaux et autres, perturbe le passage mécanique des vitesses de vélo. Si si, je suis sûre que c'est possible, je ne vois pas d'autres explications...
Et puis, en plus, c'est un triangle des bermudes à humour particulier, parce qu'à chaque fois que le déraillement se produit, la situation devient cocasse de clichés. Tiens, par exemple, en février, ils étaient cinq. Et oui, cinq pour moi toute seule. Des légionnaires, parce qu'il y a une base à côté, traînaient dans le coin. Je déraille. Si ça c'est pas fait exprès pour qu'ils m'aident. Forcément un légionnaire qui voit une fille retourner son vélo et tirer de toutes ses pauvres petites forces pour décoincer une chaîne, comment tu veux qu'il ferme les yeux... Il s'arrête le légionnaire, enfin les cinq pour le coup.
Tiens autre exemple de ce samedi, vu que je retourne sur ce triangle des bermudes urbains, forcément que ça réarrive. Et crois y si tu veux, je déraille et ça se coince juste devant une terrasse de café pleine. Oui, pleine de mecs, si ça c'est pas une chaîne de vélo avec de l'humour tiens ! Ils sont quatre à se lever de suite, deux trois autres à donner des conseils et quelques uns à rire de me voir autour du vélo, en train de dire qu'une seule personne suffit vous savez.
Je le connais bien mon vélo, faut d'abord tirer un bon coup sur la droite sisi... Et gaffe quand même... Mais non mais... c'est que je vous jure, que maintenant... Eh oh écoutez moi les mecs.... Rahhh hého, je sais bien que quand vous bricolez, vous n'écoutez pas les filles, m'enfin....
J'ai réussi à me frayer un chemin, et là je leur ai montré... Nan, pas besoin de tirer deux fois comme une brute, une fois suffit, et après hop hop, un cran en avant, un cran sur le côté, et toute la douceur féminine suffit... Si si... Mais merci hein, merci, fallait pas, c'est gentil, merci merci.. Nan nan, je ne bois pas un verre... Oui, à bientôt hein, merci...

HHH sait toujours dérailler au bon endroit au bon moment.
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Lundi 28 avril 2008
Même en haut d'un arbre, on n'est pas toujours tranquille. Tu te poses là. C'est ton endroit pour faire le plein. Celui qui te rend en phase avec les décisions à prendre. T'as besoin d'être un peu seule en plus, il y en a des choses à penser, à réfléchir, à activer. Et tout part de l'arbre, avant d'en descendre.
Il n'y a pas deux minutes que tu t'es posée, calée entre trois branches parfaites qu'ont dirait un fauteuil trône de reine dont louis XIV aurait été jaloux, qu'il arrive lui le perturbateur.
"Je peux monter"
"Euh aujourd'hui là non, y'en a trois autres arbres, je te conseille celui là, là bas, tu auras plus de place"
Je ne lui dis pas de suite que c'est mon jour d'asociabilité, m'enfin...
Il a insisté... J'ai craqué.
Je n'ai jamais fait un aussi long discours sur la sollicitation exagérée des femmes dans cette 'tain de société et de ville, sur fond de j'en ai marre de ne pas pouvoir m'asseoir cinq minutes à l'extérieur. Et j'ai continué sur le fait que non je ne suis pas tout le temps sympa, que ce n'est pas parce que je ressemble à une assistante sociable, qu'il faut noyer mon oreille compatissante. Et non je ne veux pas non plus de ta bière ou ton shit que tu me proposes, pour que je me calme... J'avais juste envie de prendre l'air tu sais, d'apprendre une chanson en haut d'un arbre, de prendre le temps de penser en hauteur. Et tu vas tout de suite enlever ta main de cette branche avant que je marche dessus. Et non je ne suis pas sympa, je suis contente que tu le dises, on ne me le dit pas assez souvent, je comptais bien apprendre à être méchante un peu ça changerait... Et je ne suis pas ta soeur non plus. Si c'était le cas, tu rentrerais chez toi par la peau des fesses.
Et non j'ai pas mes règles d'abord, faut pas croire.

Hemylie et pas une autre.


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Vendredi 25 avril 2008
Il a fait une sacrée tête quand je lui ai lancé de manière pressée : "Je cherche K. pour trouver Z. de la part de A."...
Il a même essayé de comprendre par un "Quoi ?"...
J'ai essayé d'être plus claire par un dérivé de la première phrase : "A. me demande de trouver Z. Alors je cherche K. qui connaît Z. J'ai vu Am. aussi, mais il ne sait pas où se trouve K."
Là son regard s'est fait très interrogatif mais joueur : "Mais mais.... pourquoi tu ne cherches pas Z. directement ?"
Et là je lui répond par une évidence : "Je ne connais pas Z."
Il laisse prudemment sortir un "Ah" de compréhension, et réplique pour montrer qu'il suit : "Mais Am., il ne connaît pas Z. lui aussi ? C'aurait été un peu plus direct ?"
Et là j'abdique, mais comme je suis de mauvaise foi, j'ajoute "Je n'aime pas les chemins directs, tant qu'à chercher quelqu'un autant le faire par l'indirect, c'est comme ça que je rencontre les autres humains, et passe pour quelqu'un de sociable voyons !"
Il n'a pas besoin de répondre, il sait qu'il a raison dans le fond, mais que sur la forme, les filles ont leur propre logique pleine de tact et de relationnel.
C'est un quartier qui fonctionne comme une équation mathématique parfois. Un réseau social avec ces ensembles plein de liens, et par récurrence ou non, il est toujours possible de connaître chacun des éléments qui les composent. Et ça, je me fais un plaisir de l'entretenir.
Du coup, même si Am. ne m'a pas aidé, j'ai fini par trouver K. et Z. quasiment en même temps, et A. sera contente.

HHH qui se dit qu'heureusement, il n'y avait pas de X dans l'équation.
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Mercredi 16 avril 2008
J'ai décidé, étant donné la conjoncture actuelle, la configuration de mon appartement en mode camping provisoire, les visites de tout et de rien, et même d'endroits inconnus, et  le temps qu'il reste à regarder un écran.... (ouf je reprends mon souffle) je dis que face à tout ça, le temps restant ne servira qu'à vous lire vous, mes préférés de blog, et répondre aux messages. Voilà. Sinon hein, ça va, les vacances c'est bien.
HHH vous lit mais ne vous écrit pas, pas de post avant dimanche soir.
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Mardi 8 avril 2008
C'est toujours à cette période là de l'année que ça arrive, toujours sans prévenir mais toujours en avril... Comme quoi, il y a des choses régulières qui permettent d'avoir des repères. Chaque année j'oublie et chaque année, je fais la tête de surprise qui ne pensait pas que ça pouvait encore lui arriver, qu'après tant d'années d'expérience, elle trouve encore le moyen de se faire avoir !
Le pire, c'est que ça fait mal... Bon généralement ce n'est pas très long, et puis c'est rattrapable. Faut juste prendre un peu le temps par la suite d'homogénéiser tout ça. Et ça fait toujours râler les gens du Nord, alors ça compense les petites souffrances.
N'empêche que j'aurais pu éviter de choisir un tee-shirt de cette forme, et j'aurais pu mettre des chaussettes. Non, ça ne fait pas classe d'attraper un coup de soleil, dans le genre t'as la marque des cammionneurs sur le bras sans être tout à fait symétrique, sans parler du col. Et surtout un coup de soleil sur les pieds c'est pas agréable dans les chaussettes moi je vous le dis.

HHH doit commencer à penser à la crème solaire, c'est bientôt fini le teint cachet d'aspirine.
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Lundi 31 mars 2008
(Ah ben voilà, on ne peut pas dire que j'inonde de notes la blogosphère, faudra pas voir à dire que je suis envahissante ou que je vous prend du temps...)
Ce n'est pas parce que je ne dis rien, que je ne pense rien... C'est pas lié... Il y a des milliards de choses qui me trottent dans la tête. Toutes ces pensées en forme d'impulsions électriques, ça a fait revenir l'insomnie d'un coup... Ouais, je crois que je m'inquiète de l'avenir... J'aime pas être inquiète. Je m'inquiète pour lui et puis lui, pour elle aussi et puis une bonne partie pour eux... Et pour moi, je ne m'inquiète pas, je panique la plupart du temps.
Alors à tous ceux qui me demandent si ça va et que je leur réponds mécaniquement ça va, aujourd'hui j'ajoute une chose : oui techniquement je vais bien, un corps en forme si ce n'est l'égratignure de mon coude sur mur que la peau c'est plus fragile que le béton. C'est que j'ai une sacré bonne constitution, la santé pour de vrai. Et si je dis aïe, c'est que je ne me rendais pas compte du nombre de fois où l'on peut poser son coude en une journée...
Pour le reste de mon ça-va-mécanique-à-l'intonation-plate, il contient un peu de soucis pour ceux qui ne vont pas bien, du souci pour savoir ce que je vais faire de moi-même, envisager les choses à régler, régler les choses à faire, faire les choses envisagées, enfin à peu près ça...
Ouais, je crois qu'il faut que je me trouve un boulot, la thèse me rend folle, et j'ai envie d'avoir un salaire, ça changerait un peu...
Ou alors je lance un blogothon sur ce thème "Quand elle s'inquiète, elle est moins inspirée, quand elle s'inquiète, elle est moins là pour vous lecteurs, envoyez vos dons de toutes sortes pour son inspiration à l'adresse suivante.... bip..."
Ouais, c'est pas gagné, je sais bien, j'ai regardé les statistiques. En plus je ne parle jamais de la dame de France nue, de l'acteur qui porte plainte parce qu'une partie des blogs ne l'aiment pas ou plus, de la nageuse qui prend des douches nues avec un photographe, de la politique des jeux, des consanguins de la banderolle stupide, et de la possibilité qu'on les mettent tous ensemble nus dans une piscine... Oui je sais, c'est pas hype-fashion-buzzing tout ça, mais bon en attendant je suis allée faire un test de dépistage anonyme et gratuit juste avant le week end Sidaction, si ça c'est pas être dans l'air du temps !
Dans tous ça, ça ne changera pas que s'inquiéter de l'avenir, j'aime pas.

HHH qui dit qu'on est que lundi en plus...
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Mercredi 19 mars 2008
Parce qu'il y a des voix qui touchent.
Parce qu'il y a des voix qu'on a l'impression d'entendre mieux que toutes les autres.
Parce qu'il y a des voix qui vous retournent les neurones un par un, comme des crêpes, pour leur étaler sur le dessus une couche sucrée, vous laissant la saveur de la voix en tête.
Parce qu'il y a des voix qu'on a aimé entendre de vive-voix....

HHH en a eu plein les oreilles sha la la
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Mardi 11 mars 2008
Je ne commente pas très souvent l'actualité, c'est vrai...
La plupart du temps, je préfère parler de moi, autant se servir du blog pour soulager son égocentrisme latent, tapis dans un coin le reste du temps. Ouais, j'ai l'égocentrisme timide, chacun ces soucis. C'est comme ça que je reste persuadée de finir star de rock, même si c'est dans la maison de retraite de quand j'aurais 80 ans. L'égocentrisme timide, ça vous impose des convictions, mais vous rend difficile la réalisation.
Pourtant j'en parle de l'actualité, mais de vive voix, sans adresse IP interposée...  Aujourd'hui, je déroge à l'habitude, je lui fais un pied de nez doublé d'un croche-patte, et j'en parle de l'actualité. Enfin d'une actualité, il ne faut pas se déroger de trop à la fois non plus.
J'ai appris qu'il y avait des nouveaux péchés...
Vous savez les anciens, les capitaux, ça donnait ça : envie, orgueil, paresse, colère, avarice, luxure, gourmandise, ceux là même qui font que la plupart des humains sont déjà damnés...
Les nouveaux les voilà : pas polluer, pas manipuler génétiquement ni cloner, pas de drogues, pas d'injustices économiques et sociables, pas d'avortement, pas de pédophilie... Si avec ça y'a pas foule en enfer d'ici peu ! 

HHH qui réserve la place 6289 au dix-millième étage, au bout de l'allée 522, au fond à gauche pas très loin de Gainsbourg, et à portée de voix de Jim Morrison (c'est les deux premiers noms qui me sont venus à la mention de l'enfer..... à méditer)
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Dimanche 24 février 2008
Ou encore la suite de l'histoire du rendez-vous qui prend au dépourvu :
J'aurais pensé écrire ces phrases aujourd'hui :
"Et voilà, je suis encore partie en courant comme à ma nouvelle habitude, si j'ai un mari ou compagnon ou tout autres trucs à poil, un jour, je crois qu'il va falloir qu'il trouve le moyen de me mettre un GPS, parce que c'est pas gagné sans la géolocalisation, ça ne va pas être facile de procréer.... Je cours et vite."
Et non, j'écris celle ci :
"C'est fou et en plus il ne m'a même pas dit que j'étais bizarre... ouah "

HHH aujourd'hui dit merci aux onomatopées, c'est tout ce qu'elle prononce depuis son réveil.
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il faut le dire...

Il a 7 ans  "Tu voulais faire quoi toi avant ?"
"bah star de rock"
"t'es trop vieille maintenant"...
 J'adore les les enfants de mes amis, nan mais vraiment j'adore...

Qui ?

quoi ?

"Les étudiants toulousains, c'est des touristes qui viennent de l'est"  un footballeur convaincu... (nouvelles notions démographique)
"L'ailleurs c'est comme la Lune, de loin ça fait toujours rêver, de près, c'est difficile à décrocher" une conteuse au grain de sable
"
De deux choses lune, l'autre c'est le soleil... " de Prévert (dans "Paroles").

AHléAHtouAHre

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