"gratte gratte"...
Fallait bien, je ne l'ai pas volé celui là... Oui, un bon secouage de puces, qu'en plus je ne vous dirais pas pourquoi, sauf si vous êtes un individu vu, entendu, senti, touché voir même goûté de
mes cinq sens. Les virtuels, s'abstenir de questions.
Donc je me tairais, fallait juste que je dise, la vache, c'était un bon secouage de puces...
Y'a des moments dans la vie où on est vraiment trop cons pour se rendre compte de ses propres conneries. Et là vraiment je suis trop con, ou conne, là vu le degré, c'est du pareil au même, du
haut niveau j'vous l'dit...
Je m'étais dit un jour qu'à partir d'un certain âge, on était plus responsable, plus sage... Et ben, je fonctionne à l'envers ou quoi ? Je n'ai pas été sage à 28 ans, si c'est pas beau ça...
Allez, filez moi des baffes, je ne l'ai pas volé....
Bon, voilà, je l'ai dit, ça fait du bien. Je retourne secouer les dernières puces...
"gratte gratte"
HHH n' a plus qu'à bien se tenir....
Ce fourmillement, cette fraîcheur, cette couleur, cette transparence. C'est là que tout commence.
C'est le début d'une grande histoire. Il a fallu attendre, mais ça valait le coup. Les orteils d'abord se sentent mieux, puis ça monte le long de la peau, et tous ces frissons arrivent en bloc,
la respiration se coupe, se hache et s'équilibre petit à petit. La fraîcheur laisse place à une chaleur percutante, de la hauteur du bien-être.
C'est là que tout commence, en mai. Du désir de s'y plonger, naît la satisfaction de savoir qu'on pourra recommencer.
C'est là que tout commence, dans le mai ensoleillé d'un samedi, c'était le jour du premier bain saisonnier.
HHH ou quand ça a du bon d'habiter dans une ville d'un bord de mer, ou quand ça a du bon de partager ces moments avec l'amie.
"Qu'est-ce que tu prends ?" (air sérieux)
"hein ? Qu'est-ce que je prends ? Quand ? Quoi ?" (air interrogative)
"Comme drogue, je veux dire..." (re-air sacrément sérieux)
"Mais.... Je ne me drogue pas. Bah, à part au café, au chocolat, au chewing gum pour ce qui se mange et je ne parle pas du reste...." (air de quelqu'un qui doit se justifier)
"Tu vois, dommage, ça m'avait l'air bon comme drogue..." (air gourmand)
"Mais.... " (air outrée)
"Tu racontes n'importe quoi, tu ris, t'as plein d'énergie, j'aurais bien goûté..." (re-air sacrément gourmand)
"Mais... mais... je ne raconte pas que n'importe quoi, mais..." (re-air
sacrément outrée)
"Oui, oui, bien sûr, tu es toujours cohérente, t'inquiètes, ça va aller..."(air demi-sourire en coin demi-compatissant)
"Mais.... mais... mais... c'est de
l'ironie ça... mais...
" (air de bec cloué)
HHH mais de qui se moque-t'on l'air de rien...Je vous jure, je touche à rien, sauf si y'a du sucre dedans.
Les croyances de petite fille sont parfois tenaces. Elles restent ancrées dans l'âge adulte comme pour prouver qu'on est tous atteints du
syndrome de Peter Pan.
Et rien à faire, quand on y croit, on y croit, impossible de se raisonner à coup de "t'es trop vieille pour ces conneries", même si mille fois répété. Malgré toutes les déceptions que la croyance
a pu parfois t'apporter, tu ne peux pas t'empêcher de sourire. Sourire encore devant l'évènement. Sourire encore et y croire à nouveau comme à 6, 8 ou 12 ans.
A un moment de cette vie, tu l'as dit à tout le monde, un peu comme pour exorciser, pour entendre d'autres bouches "t'es trop vieille pour ces conneries", ou encore pour entendre un rire un peu
moqueur. Mais non, tu as plutôt remarqué le phénomène inverse, la croyance de petite fille, c'est définitivement contagieux. Maintenant, non seulement d'autres adultes y croient
sans-y-croire-parce-qu'on-est-adulte-bordel, et en plus, pensent à toi à chaque fois que l'évènement se produit.
Les croyances de petite fille, c'est tenace mais aussi contagieux. Et toute cette vie, à chaque fois que tu verras à l'horloge 10h10, 12h12, 13h13 etc... tu te diras que ça va te porter bonheur.
Et on ne parle même pas de 11h11 et 22h22 qui sont des condensés de jackpot de porte-bonheur où le gri-gri vaudou s'est associé au fer à cheval monté par le marin à pompom, marin qui croise les
doigts en plantant des trèfles à quatre feuilles dans un jardin foulé par des pattes de lapin !
La superstition infantile, c'est quand même plus rigolo que les maladies du même nom...
HHH qui a commencé à écrire cette note à 14h14...
Pas plus tard que samedi, on m'a traîtée d'élite.
Elite, pas l'agence de mannequin, non non, je ne fais pas 1m80 et 90-60-90. Tout d'abord, t'enlèves 10 à la taille pour les mettre au cul, et ensuite, je te parle du pourquoi du comment on m'a
traîtée d'élite.
Elite, dans le sens faisant partie d'un groupe de personnes reconnues pour ces qualités intellectuelles, sociales ou économiques... C'est de la définition à l'emporte pièce en raccourci, mais je
ne me trompe pas trop non ?
Elite, où tu enlèves tout de suite le côté social et économique parce que je ne suis ni mère Théresa ni Bill Gates et d'une, et de deux parce que ça ferait bien marrer mon correspondant de
l'ANPE, si je lui parlais d'élite économique me concernant.
Elite, dans le sens où je suis encore un peu étudiante en transition, qu'il n'y en a plus beaucoup à mon âge, qu'un faible pourcentage de la population est capable de me suivre quand je lui parle
de l’exudation de matière organique dissoute à la suite de l’absorption des nutriments.
Elite, où ça m'a fait rire de l'entendre avec cet air si sérieux, j'ai eu l'impression qu'il ne parlait pas de moi. Ce n'est pas parce que j'ai connu les joies et dés-boire de la faculté, que je
ne peux pas dire des trucs idiots, faire des raccourcis, avoir des préjugés même si je lutte contre. J'aurais préféré qu'il me traîte d'élite pour un sens critique, des remarques pertinentes, une
culture générale, un sens pratique. Mais juste parce que j'ai fait des études....
Elite, non vraiment, la prochaine fois je lui fais manger le mot !
Hemylie c'est celui qui dit qu' y est...
J'en parle beaucoup, mais c'est que ça a tendance à être fréquent ce genre de petites phrases...
Tiens pas plus tard que la semaine dernière, ça a fait ça :
ti'frère de 15 ans "ouah j'adore ces sucettes, c'est un souvenir d'enfance..."
Soeur de 28 ans "Quand tu parles d'enfance du haut de tes 15 ans, j'avoue ça m'effraie" Et là on dit que ça fait mal...
Deux jours plus tard :
Soeur de 28 ans "je vois plus rien sur l'écran..."
ti'frère de 15 ans "c'est l'âge, t'es vieille" Et là on dit Bravo...
Trois jours plus tard :
Fille de 24 ans "c'est pas à 24 ans que je vais changer"
Fille de 28 ans " ah si si, tu changes. Tu vois à 28 ans je ne suis déjà plus la même vraiment..."
Fille de 24 ans " ah bon t'as 28 ans, la vache..." Et là on dit merci...
Bientôt, je vais mentir sur mon âge, pester contre les jeunes dans la rue, trouver leur look bizarre... Merde je le fais déjà.
HHH voit le temps passer, ne prend pas une ride et que personne ne contredisent.
Et voilà, c'est toujours pareil quand je ne prends pas le carnet de note... Je viens de passer une semaine avec pleins d'idées à la journée, pleins de sujets en tête, et là patatra j'ai tout
oublié.
Alors voilà, je suis de retour sur le blog, mais j'ai oublié ce que je voulais écrire. Du coup, voilà que c'est le billet de l'inutile... Je m'en vais y mettre un peu de tout en attendant que les
tilts progressifs sur ce qui s'est passé dans la semaine reviennent.
D'ailleurs si ils pouvaient revenir par ordre chronologique, ça m'arrangerait, comme ça je peux suivre le propre fil de mes idées. Parce qu'il est sûr que parfois, je ne me suis pas ou mal ou si
peu. Enfin aujourd'hui ça ne sera pas le cas, vu que je ne parle de rien, ou d'inutile, si j'oublie le début, le fil ou autre, la fin n'en sera que meilleure... peut être...
Remarque, je peux me noter à moi même, que même le carnet de note se révèle parfois inutile. C'est vrai, quand l'idée arrive, on a beau la noter, si on se contente de quelques mots, le reste de
l'histoire arrive à s'échapper. C'est fourbe, une histoire, très fourbe... Ca s'échappe facilement !
Tiens, cette semaine, j'ai aussi pensé à 10 super héros possibles en parlant avec mon frère, y'en a pas un seul qui est resté en place, tous repartis dans l'imaginaire florissant mais encore
inconnu. A croire que j'ai laissé un Sas d'échappement ouvert ou alors j'ai passé un lavage neuronal sans m'en rendre compte. Un laveur d'idées, parce qu'il ne faudrait pas que l'on soit trop
productifs, créatifs, super-actifs, mots-en-ifs...
Alors qu'est- qu'il me reste maintenant ? La soirée d'hier ? Il a fallu que je me remette de la semaine, c'est dire. Mais comme je suis courageuse, j'ai fini par sortir de ma caverne malgré tout.
J'ai failli changer d'avis quinze fois tellement ma bouche était animée d'une vie propre à force de baillement... Mais je suis venue, j'ai vu, ils n'ont pas vaincu. Je sais très bien qu'on ne
peut pas gagné à tous les coups, m'enfin ça serait bien que l'OM ne prenne pas en compte les adages douteux. 3-1, sans rire...
HHH qui finit par parler foot non mais même si on n'arrête pas de lui dire d'arrêter de faire le garçon manqué...
Hier, il l'a appelée Puce... Ma foi, Puce, c'est toujours mieux qu'Hippopotame. C'est pas commode un Hippopotame, c'est territorial qu'on
pourrait dire. Puce, au moins c'est juste un parasite qui gratte, et non un mammifère hostile. Et puis, c'est vrai que Puce c'est mieux
que Princesse, c'est limite surfait Princesse, c'est une espèce en voie de disparition...
Un petit nom qui coule comme le chocolat de la fontaine et je ris.
Un petit nom comme princesse, ange, chéri, et je ris discrètement d'un haha juste ce qu'il faut pour ne pas qu'on me jette une pierre du regard.
Un petit nom d'animal, de la puce à l'hippopotame, du singe à la baleine, du plancton à la vache, et je m'esclaffe dans le pull à col roulé d'hiver ou dans un pan de la robe d'été, juste ce qu'il
faut pour que la pierre du regard s'arrête à une distance raisonnable.
Un petit nom au suffixe lourd de traumatismes pour le mot, du style de "ounet", et je fais ce que je peux pour rire en courant avant que la pierre de regard acérée ne m'atteigne.
Hier, il m'a appelée Chériechérie... avec sourire en coin et devant témoins. Hier, j'ai été traumatisée, mais j'ai appris à relativiser sans envisager la thérapie de groupe.
Ma foi, c'est toujours mieux qu'Hippopotame. C'est pas commode un Hippopotame.
HHH qui a pourtant toujours dit que y'avait que les gènes en commun qui donnaient le droit au petit nom, et encore...
Tout le monde sait ce que c'est le syndrome cocotte-minute... Même si on ne l'a jamais eu, il suffit d'en avoir croisé une qui nous a
explosée à la figure pour comprendre.
C'est comme la centrifugeuse qui un jour a traversé le mur du laboratoire... C'est qu'il faut que ça s'équilibre aussi une centrifugeuse, sinon ça vole d'après le trou du mur et la tête frôlée du
chercheur qui a eu très peur...
Une cocotte minute, si t'es pas fou, quand ça commence à faire des bruits, tu sais qu'il faut soit l'ouvrir et te prendre la vapeur si t'es courageux, soit t'enfuir loin, très loin.
Aujourd'hui, il est sûr que je suis atteinte du syndrome cocotte-minute, et je me demande bien qui ne va pas avoir eu le temps de s'enfuir, parce que y'en a de la vapeur qui va s'échapper...
HHH attend la goutte d'eau qui va faire déborder la cocotte-minute.
Mise à jour :
Conversation du soir même
"rahhhhh je suis énervée, marre, 'tain, thèse, con, graphique, débile, erreur, nulle, vie, chiotte"
"...vas y tape !"
"m'enfin..."
Si ça c'est pas du sens de sacrifice, ça m'a désamorcé la cocotte (l'expression que je n'écrirais qu'une fois par peur de la recherche google associée, et/ou de l'interprétation parentale, ah oui
parce que les parents y lisent, va falloir que je m'en souvienne de temps en temps... hum hum)
Comment t'erre ?