Jeudi 28 février 2008
Et encore une.... Une de plus , et là tu te dis que quand même ça fait beaucoup hein... Faudrait voir à vous concerter, pour que ça s'enchaîne un peu moins vite....  Bon, sur ce coup là je le savais, mais je n'avais pas encore vu, et là ça se voit... 'tain elle est enceinte, et ça se voit....
Si ça se trouve il risque même de naître mon jour d'anniversaire le môme... sans déconner....  Il va en plus me piquer mon jour, t'as de la chance que j'aime bien les mômes, petit, mais va falloir qu'on mette des choses au point. Je te le prette ce jour si il faut, si tu ne peux pas t'en empêcher de sortir ton nez là, mais c'est moi la prem's, l'oublie pas, jamais...  Alors, ce sera interdit de me baver dessus quand je te prendrais dans mes bras, et on ne parle même pas de vomir, y'a du respect à acquérir, p'tit gosse....
Sinon faudrait voir les autres copines à penser à prendre sa pillule, je vous coache si il faut parce que là ça fait beaucoup, et ça se voit en plus....

HHH qui se demande si on leur a appris à utiliser le préservatif aussi.
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Mercredi 27 février 2008
Un jour, je me suis assise sur un parterre de trèfles à quatre feuilles, et oui,  je me suis assise sur la chance.
J'ai aussi marché dessus du pied gauche comme on dit et souvent en plus.
J'ai même eu un fer à cheval en porte-clefs à un moment donné, je touchais tous les jours la chance en ouvrant des portes.
Ah oui, et aussi, ce qui n'est pas négligeable, j'ai eu droit petite à une patte de lapin offerte par mon grand père, elle était plutôt saignante... Le lapin n'y a pas survécu parce qu'en riant, grand père lui a enlevé son "pyjama". J'ai détalé comme une lapine à la vue de l'écorché-plus-très-vif-moins-une-patte, et j'ai enterré la chance dans le jardin....
J'ai une chaise en bois, des boucles d'oreilles en bois et ça m'arrive même de grimper aux arbres... J'en touche du bois, et fréquemment, je l'optimise la chance...
Je ne me tourne pas les pouces, quand je dois patienter... Ca ne me vient pas à l'esprit d'utiliser les pouces... Le truc qui fait qu'on est doué les humains pour la construction, tout ça parce que le pouce ça nous rend préhensile... Non je ne me tourne pas les pouces, mais je croise les doigts... souvent en plus. Si avec ça, je ne croise pas la chance.
Avec tout ça, c'est normal que j'ai eu envie de craquer ce matin... Il ne manquait que ça à mon tableau. Quelle idée aussi de se balader comme ça dans la rue, on aurait dit carnaval avant l'heure. Du coup, encore une fois parce que ça n'est pas coutume, j'ai dû passer pour une folle. J'ai appuyé mon regard sur son couvre-chef, l'envie dévorante en sortait par éclairs. Oui, ce matin, j'avoue , j'ai eu envie de toucher le pompom du marin....

HHH à deux doigts et moins d'un mètre d'avoir toucher la chance...
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Mercredi 27 février 2008
C'est ici que j'ai appris à exagérer...
Plus rien ne pèse un kilo, tout pèse une tonne,
Plus rien  ne dure longtemps, tout dure un siècle,
Plus rien n'est loin, tout est à l'autre bout du monde,
Et puis surtout, plus rien n'est anodin, tout devient d'une importance étonnante.

HHH est monté très haut cette fois ci, et en plus on entend rien en sous régime mistralien...

La lecture-du-jour, à ceux qui veulent.



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Mardi 26 février 2008
C'est le jour, où tu décides d'aller au bureau en bus... Chargée pas comme un âne mais au moins comme une bourrique, comme une bourrique pour donner un peu le côté stupide de l'inutilité du chargement. C'est vrai, amener du travail chez soi pour le week-end, quand on ouvre un pourcentage désuet de tout ce qu'on a déplacé du bureau, ça devient le chargement de bourrique du mardi matin.
C'est le jour où le chargement impose la nécéssité du bus.... Huit kilomètres de vélo, en côte et en chargement, c'est un coup à s'attraper des muscles aux jambes comme Izbul aux bras, pour une fille, c'est pas classe....
C'est le jour, où déjà rien que d'aller à l'arrêt de bus, tu as perdu un peu du souffle qui nous rends vivants.  En plus, il a fallu dire bonjour, parce que c'est toujours le jour, où l'on respire mal, qu'il faut en plus parler bien.
C'est le jour, où il y a un tas de monde à l'arrêt de bus, alors qu'à cette heure, que tu tairas pour ne pas faire peur à ceux qui se lèvent tôt, c'est pas la foule qui te fait peur normalement. Tu rajoutes donc, deux trois bousculades, quelques envies de meurtres, et un brin de piétinage de ton pied, alors que tu as choisi de mettre les petites chaussures de filles qui laissent des orteils suffisament vulnérables, pour crier à l'agression....
C'est le jour, où finalement, tu prends un journal pour au moins bénéficier d'un temps d'isolement. Simultanément  tu apprends par les yeux sur le journal et par une oreille tendue vers une personne qui arrive à grands cris :
C'est le jour où il y a une grêve des transports....
C'est devenu alors le jour où il faut savoir lever le pouce....

HHH partie en stop, arrivée plus vite qu'en bus...
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Dimanche 24 février 2008
Ou encore la suite de l'histoire du rendez-vous qui prend au dépourvu :
J'aurais pensé écrire ces phrases aujourd'hui :
"Et voilà, je suis encore partie en courant comme à ma nouvelle habitude, si j'ai un mari ou compagnon ou tout autres trucs à poil, un jour, je crois qu'il va falloir qu'il trouve le moyen de me mettre un GPS, parce que c'est pas gagné sans la géolocalisation, ça ne va pas être facile de procréer.... Je cours et vite."
Et non, j'écris celle ci :
"C'est fou et en plus il ne m'a même pas dit que j'étais bizarre... ouah "

HHH aujourd'hui dit merci aux onomatopées, c'est tout ce qu'elle prononce depuis son réveil.
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Vendredi 22 février 2008
Et voilà, fallait pas sortir, fallait rester dans sa caverne au frais, je savais qu'il ne fallait pas...
Je suis invitée en bonne et due forme au restaurant demain, parce qu'hier j'ai été sociable, j'ai parlé et même souri.... Va falloir que je réponde...
La première pensée venant de l'hermite : nan n'y va pas, dis non, on sait jamais... Et si il s'approche de trop près hein.... Qui c'est qui va encore se mettre à hurler, et partir en courant....
La deuxième venant de l'estomac : bah si c'est gratuit... y'aura peut-être du magret de canard, et un fondant au chocolat...
La troisième en interrogation sur l'avenir : et si ça se passe bien tu fais quoi ? C'est pas la peine de répondre les esprits mal placés, je vous vois venir. Nan parce que vous ne le savez sûrement pas, mais dans ce domaine, mon père est roi, et ça déjà été assez traumatisant, je suis encore en thérapie "regarder-les-bisousnours" pour m'en remettre... Alors je sais très bien ce que vous pouvez penser.... Bon, il dit que je cherche aussi, il n'a peut-être pas tort (mais c'est la seule fois où je le dirais). C'est vrai qu'un jour de courses en famille, je lui ai dit en voulant tâter du saucisson que je les préférais durs... D'accord, je l'avais cherché, mais c'était pas la peine de dire tout fort : "ah ben si tu les préfères durs ma fille, ça me rassure..." Tout ça le jour où tout le monde fait ses courses parce qu'il ne faut pas croire que je vais me taper la honte devant la caissière esseulée, nan, il vaut mieux que cela soit devant le troupeau d'affamés qui veut atteindre la promotion de la charcuterie, merci Papa... Remarque, ils se sont arrêtés, tout net, m'ont fait une allée pour que je l'attrape mon saucisson, va comprendre.... (un jour je vous parlerais de "toutes les fois où il aurait mieux valu ne pas nous laisser tous les deux trop longtemps" ou encore "du comment on aime mettre la honte à ma mère eh ouais")
La quatrième hésitation :  Est-ce que t'as envie d'y aller ? C'est ça qu'il faut savoir...
La cinquième typiquement féminine: Mais comment tu vas t'habiller, si t'y vas....
La sixième en compromis : Accepte l'apéro, ce sera déjà ça...
La septième coup de pied bien placé : Mais tu vas arrêter de te plaindre bordel qu'est-ce que t'es con parfois !

HHH ne sait pas pourquoi elle est hésitante...
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Vendredi 22 février 2008
S'arracher sortir de ses gonds.
Sentir monter la colère. Mais ne pas s'avouer vaincue.
Résister, s'arracher, sortir de ses gonds et sentir monter la colère. Mais ne jamais rien abandonner sur la route.
Abandonner sur la route, seulement ce qu'on passera rechercher plus tard pour le plaisir du "revenir-voir".
Sentir monter la colère sans sortir de ses gonds et savoir s'apaiser sans résister...

HHH qui essaye de saisir le sens de ce qu'elle écrit au hasard...

La lecture pixellisée-de-moins-en-moins, à celle qui reconnaîtra sa jungle. 

PS : voilà une  première trilogie, pour ma trilogie d'expat'. Vous le savez que vous me manquez, vous le savez hein ? heureusement qu'il y en a une qui revient incessement sous peu !!
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Jeudi 21 février 2008
Monsieur Voiture " Faudrait peut être voir à regarder où tu vas !!! T'es dangeureuse oh "
Mademoiselle Vélo " Faudrait peut être voir à mettre ton clignotant quand tu tournes !! " (Et c'est celui qui dit qui y est oh)

Monsieur le passant " Courage mademoiselle, ça grimpe hein..."
Mademoiselle Vélo d'un souffle, le seul restant d'ailleurs  " Merci "

Autre monsieur voiture " Allez avance un peu... "
Toujours mademoiselle vélo " Ca va hein, c'est pas tes muscles que j'utilise, t'as rien à dire oh " (tu veux t'batt'e ? euh il ne va pas sortir de sa voiture j'espère ouh là là)

Madame Voiture "
Attention à vous ! "
Mademoiselle vélo dans l'interdiction s'arrête "Euh merci" (C'était pour être polie ou pour être ironique ?)

Monsieur vélo de 70 ans avec tout l'attirail du tour de France qui colle au corps, qui se met sur la tête et qui te compte les tours de roue
" Excusez-moi..."
Mademoiselle vélo respirant à peine, perlée par la sueur, d'un air faussement enjouée pour dire que tout va bien
" Je vous en prie, passez " (il a des cheveux blancs ouinnnnn, j'en peux plus houh ouh bouh, pourquoiiiiiiiiiiiii...)

Monsieur Voiture numéro trois fait des signes pour passer d'un air plus que pressé, l'air qu'on a quand faut vraiment y aller, mais qu'il y a une queue de 10 personnes devant. Cet air là où tu gigotes dans tous les sens, en pensant que la prochaine fois, il te faudra amener un rouleau à pâtisserie pour assommer les 9 personnes précédentes. Les soupirs et les cris d'impatience s'entendent à travers la vitre, le faire attendre lui, c'est de l'injustice citadine...
Mademoiselle vélo égale à elle-même d'un air flegmatique et fière passe sans se presser, il ne manquerait plus qu'elle se dépêche d'aller bosser.

Bilan de la semaine : une dizaine de frayeurs, quelques prises de becs, quelques sourires, Des envies de meurtres, la joie d'être vivante, l'envie de remettre des roulettes à son vélo.

HHH pédale plus vite que son ombre...
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Mercredi 20 février 2008
L'"audimat".... Ca fait bondir.... Ce matin, j'ai vu mon blogtrucmucheRank  beaucoup plus élevé qu'à l'accoutumée. Ni une ni deux, étant de nature optimiste certes, mais un brin soupçonneuse, je vais voir les statistiques avant de danser une gigue, en espérant, qu'il y ai eu des requêtes google amusantes pour en être arriver là... Impatiente d'en rire !
Et bien non, il y a eu beaucoup de requêtes google, mais la même pour tous... Et tout ça, c'est encore dû au réchauffement climatique, et à une possible mauvaise orthographe...
Alors à tous ceux qui ont tapé hypomée ou qui vont taper hypomée, je vous le dis, effectivement la planète se réchauffe, mais il vaut mieux peut être attendre encore un peu avant de les planter, être sûr qu'il n'y ai plus de gelées, surtout pour ceux qui habitent au Nord hein... Pour ceux qui ont le climat Méditerranéen, faites gaffe, ce climat leur plaît particulièrement... J'habite dans une jungle maintenant depuis que la voisine a lancé des expérimentations dans le jardin... Il faut le savoir : quand il y a de marqué sur la boîte que ça peut être invasif, c'est pas une blague, faut aimer le vert...
Donc au Sud, c'est vivace, mais au nord c'est une plante annuelle... Entre les deux, je crois bien qu'elle doit avoir une sale gueule en hiver.... Au moins, une fois plantée, si tout se passe bien, tant qu'on a pas tous grillé, et que j'ai encore besoin d'une bouillote l'hiver, vous n'avez rien à faire jusqu'au printemps suivant. Vous allez doucement et tranquillement être envahis, par l'Ipomée ou la volubilis des jardins. Ah oui, parce que je crois bien que ça s'écrit Ipomée et pas hypomée, comme je l'ai écrit sur la photo-clic-si-tu-veux-voir-a-quoi-ça-ressemble (notez ma tendance à aimer le h et le y, des lettres qui donnent dans le superflu comme j'aime)...
Au cas où pour les prochaines requêtes que je ne vous renseignerais pas dessus, qu'il ne fallait pas cliquer hin hin hin : bégonia, giroflée, lys, oeillet, capucine, impatiente, pétunia, immortelle, marguerite, pensée, myosotis, primevère.... Ah oui, et pâquerettes, mes préférées parce que c'est très énervant de m'en ramener un bouquet...

HHH jardinière malgré elle...
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Mardi 19 février 2008
Il est toujours un jour où l'on se demande qu'elle a été pour le moment le pire jour de sa vie.
Le jour, où ils m'ont dit que tu ne reviendrais pas. Parti pour toujours, et on t'en a voulu longtemps. C'est étrange de passer la grille du lycée, de voir ses amis pleurer, et d'être encore dans l'ignorance. Quelque chose se passe, tu sais que ça va faire mal, tu as envie de faire demi-tour, mais ça ne changera rien... Et c'est tellement ridicule de se prendre un train dans la tronche, t'aurais pu trouver mieux... Voilà, j'avais 17 ans, et un ami en moins.... (je crois que ça m'arrive de lui en vouloir encore)
Il est toujours un jour où l'on se demande qu'elle a été pour le moment le plus beau jour de sa vie.
Le jour, où ils sont venus à l'école me chercher, en me disant que Papa ne viendrait pas tout de suite, qu'il fallait qu'il revienne de l'hopital... Il est venu me chercher dans l'après-midi, tous les deux, on est parti la voir là bas... Je l''ai vu, elle avait tout juste finie qu'ils m'ont dit les blouses blanches, et on m'a collé dans les bras un baluchon de couvertures avec une petite tête, des yeux gris qui ne te regardent pas vraiment, il me fallait l'emmener dans la chambre, et en plus ça bougeait... Voilà, j'avais 12 ans, et un petit frère en plus. (et maintenant il m'appelle fièrement 'tite soeur de ses 15 ans 1/2, 1m83 qui n'a pas finit de grandir, pointure 46, qu'il faut que j'utilise toute ma ruse pour gagner à la bataille, y'a pas de justice...)
Une mort et une naissance, il y a des jours comme ça...

HHH se souvient, et puis c'est tout...
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il faut le dire...

Il a 7 ans  "Tu voulais faire quoi toi avant ?"
"bah star de rock"
"t'es trop vieille maintenant"...
 J'adore les les enfants de mes amis, nan mais vraiment j'adore...

Qui ?

quoi ?

"Les étudiants toulousains, c'est des touristes qui viennent de l'est"  un footballeur convaincu... (nouvelles notions démographique)
"L'ailleurs c'est comme la Lune, de loin ça fait toujours rêver, de près, c'est difficile à décrocher" une conteuse au grain de sable
"
De deux choses lune, l'autre c'est le soleil... " de Prévert (dans "Paroles").

AHléAHtouAHre

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